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Le Bouddhisme

Loin d’être monolithique, le bouddhisme est composé de nombreuses branches et écoles différentes, si bien qu’il serait plus juste de parler non pas du bouddhisme en général, mais des bouddhismes en particulier. Ainsi, la pensée initiée par le Bouddha historique Siddhartha Gautama n’est pas restée une philosophie figée dans le temps mais a plutôt fonctionné comme un processus évolutif, se modifiant progressivement lors de son expansion géographique et de sa rencontre avec les traditions locales.

Les trois grands courants
A l’heure actuelle on peut distinguer trois courants majeurs dans le bouddhisme qui sont par ordre d’apparition :
• le hīnayāna, terme sanskrit traduit par « Petit Véhicule » dont la seule branche encore représentée est le Bouddhisme theravāda. Elle est la plus proche du bouddhisme ancien et est pratiquée dans les pays d’Asie du Sud-Est (Birmanie, Thailande, Cambodge et Laos) ainsi qu’au Sri lanka. Elle se base sur les textes de la Tipiṭaka qui auraient été mis par écrit pour la première fois au Sri Lanka au Ier siècle av. J.-C., à l’occasion du quatrième concile1,2.
• le mahāyāna, terme sanskrit signifiant « Grand Véhicule » qui apparaît vers le début de notre ère dans le Nord de l’Inde d’où il se répand rapidement en Chine, avant de se diffuser dans le reste de l’Asie de l’Est. Des moines itinérants chinois l’exportent avec l’écriture et la culture chinoise, d’abord en Corée en 372, puis au Japon à partir du Ve siècle. À chaque étape de sa diffusion, cette branche fut influencée par les croyances locales, ce qui a généré un grand nombre d’écoles différentes. Ce nouveau bouddhisme ne s’appuie pas seulement sur les écrits anciens, mais aussi sur des textes postérieurs comme le Sūtra du Cœur ou encore le Sūtra du Lotus. Certains de ces textes sont considérés par les croyants comme émanant du bouddha lui-même mais qui auraient été « cachés » car jugés trop difficiles pour les gens de l’époque et devant être révélés plus tard.
• le vajrayāna, terme sanskrit signifiant « voie du Diamant ». Il est apparu au IVe siècle dans le nord-Est de l’Inde en parallèle avec l’hindouisme tantrique par lequel il a été grandement influencé. Il est surtout pratiqué de nos jours dans la région himalayenne (nord de l’Inde, Tibet, Népal, Sikkim, Bhoutan), en Mongolie et dans le Nord et l’Ouest de la Chine ainsi qu’au Japon (Shingon). Il reste très proche du bouddhisme mahāyāna dont il est issu.
Historique
Pour distinguer les similitudes et les différences entre les courants, il faut remonter aux sources du bouddhisme ancien, enseigné par Siddhartha Gautama vers le Ve siècle av. J.-C. au nord-est de l’Inde et suivre son évolution pendant plus de 10 siècles à l’intérieur et en dehors du pays.
Pour plus de détail voir l’article Histoire du bouddhisme.
De la perspective historique, nous pouvons dégager trois étapes importantes:
• Peu de temps après la mort du Bouddha, des divergences sont apparues au sein des communautés de moines, portant à la fois sur l’interprétation de la doctrine et sur la discipline monastique. L’une des raisons en est leur grande dispersion géographique, d’abord au nord-est de l’Inde, ensuite dans le nord-ouest et le sud, où la doctrine s’est propagée.
• Deux cents ans environ après la disparition du Bouddha, alors que son enseignement n’avait pas encore été fixé par écrit, se produisit un schisme entre l’École des Anciens (Sthaviravada), conservatrice et puriste, et la Grande Assemblée (Mahasanghika), réformatrice et contestataire. Les raisons de ces divergences sont qu’au fil des ans la pratique du bouddhisme était ressentie comme stricte et figée au sein des Anciens, accusés de préférer l’érudition et le débat à la pratique. En même temps, il est apparu dans la masse populaire l’exigence d’une plus grande accessibilité notamment aux laïcs et aux femmes, ainsi que la montée de la foi-dévotion (bhakti), conduisant au « bouddhisme de la foi ».
• Environ quatre cents ans après la disparition du Bouddha, émergea progressivement le mahāyāna (Grand Véhicule) dont le vœu était de secourir le plus grand nombre d’êtres vivants, par opposition au hīnayāna (de hina= déficient), accusé de se préoccuper seulement de sa propre délivrance. De la branche initiale des Anciens (Sthaviravada), il ne subsiste aujourd’hui que le Bouddhisme theravāda, pratiqué au Sri Lanka et dans les autres pays du sud-est asiatique. Il a fallu encore quelques centaines d’années pour que le Mahayana se diversifie en de nombreuses écoles, chacune se basant sur un ou plusieurs sutra tardifs, et se développant de façon indépendante en Asie de l’Est.

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